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Le marais de Charvas

A la limite du département du Rhône, le marais de Charvas, situé sur la commune iséroise de Villette d'Anthon, reste une des dernières zones humides de l'Est Lyonnais. L'ensemble du marais s'étendait jadis sur environ 150 ha dont seules les deux parties les plus marécageuses n'ont été pas été perturbées. En 1991, le passage du TGV et de l'autoroute a partagé le site selon un axe Nord-Sud. Les mesures compensatoires liées à l'implantation de ces voies de communication ont permis l'achat de 32 hectares par le CREN, contribuant à la sauvegarde définitive du site.

 


Une mosaïque de milieux source d'une extrême diversité

Établie sur les hautes terrasses alluviales du Rhône, c'est la seule zone humide relictuelle de la plaine de l'Est Lyonnais. L'hydromorphie conjuguée à l'activité agricole traditionnelle passée, ont permis le développement d'un grand nombre d'espèces. Parmi celles-ci, on compte dix espèces d'amphibiens. Des espèces à large répartition comme le crapaud commun côtoient la rainette verte et le triton crêté qui présentent un grand intérêt écologique. Replacé dans le contexte local, l'intérêt batracologique est renforcé par le rôle de refuge ultime du marais dans une région profondément transformée par l'agriculture intensive et l'urbanisation. Témoins de la flore de la région lyonnaise, pas moins de 260 espèces végétales ont été répertoriées. Un cortège de plantes rares, telles la gentiane pneumonanthe, la gymnadénie odorante et l'orchis des marais, trouve refuge dans les prairies humides et les cariçaies. Parmi les 84 espèces d'oiseaux présentes, citons le vanneau huppé et la gorgebleue bien que ce petit passereau, rare dans la région ne fasse que quelques haltes dans le marais. La bonne alimentation en eau du site est une condition importante pour la préservation de ces richesses patrimoniales.

Plus de 32 hectares de maîtrise foncière due aux mesures compensatoires

La traversée de ce site remarquable par les voies de TGV et d'autoroute en 1991 conduit les maîtres d'ouvrage à financer des mesures compensatoires. Un volet d'animation foncière et d'acquisition est confié à AVENIR. 32 ha sont aujourd'hui propriété du CREN. Des travaux sont également réalisés directement par le maître d'ouvrage : passages à faune sous l'emprise, réhabilitation d'un important remblai et creusement de mares à batraciens pour compenser l'effet de coupure. Un comité de pilotage animé par AVENIR se réunit régulièrement depuis 1993 pour la gestion du marais. Le plan de gestion du site a été élaboré en 1994 et revue en 2002.

Une tendance a l'assèchement et au boisement progressif du marais

L'évolution naturelle du marais vers l'atterrissement est accélérée par plusieurs facteurs :
 un certain isolement du marais résulte de 3 remembrements depuis 1973 (drains profonds sur le pourtour, diminution de la surface du site, disparition de nombreuses haies et de boisements aux alentours) ;
 ligne TGV-autoroute : disparition de boisements, mise en place d'un important remblai, ensevelissement d'une peupleraie, coupure du site en son milieu. Même si son impact n'est pas encore mesurable, cette double voie de communication influe certainement sur l'équilibre biologique du marais et son hydrologie.


Les premiers travaux de gestion du milieu, engagés dès 1995, ont consisté à réouvrir le milieu par broyage, à remettre en place le ruisseau de Charvas, à poser des clôtures pour la gestion par pâturage et construire un abri et un parc de contention. La partie ouest du site est désormais pâturée par un petit troupeau de chevaux camarguais. La conservation de vastes superficies herbacées marécageuses représente le défi majeur de la gestion du marais. Néanmoins, les haies, landes à buissons, boisements hygrophiles, cultures enclavées sont eux aussi des milieux à enjeu pour leur intérêt faunistique et pour la diversité des paysages.
 
 
Les objectifs

  • Entretenir les milieux végétaux herbacés menacés par l'avancée des buissons et les boisements.
  • Conserver et restaurer les peuplements mono-spécifiques sur des secteurs circonscrits pour permettre aux oiseaux ou insectes associés de s'y réfugier.
  • Favoriser l'alimentation en eau régulière du marais
  • Favoriser la diversité batracologique par l'entretien et le suivi des mares existantes.
  • Organiser la fréquentation publique sur le site.
 
 
 Les objectifs
 Les espèces remarquables
 Surfaces et statuts

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 Les sites en chiffres




Crédit photographique :
  • Photo du haut, ci-contre et ci-dessus : Avenir

 
  Les espèces remarquables
 Plantes :
  • Thélyptère des marais (Thelypteris palustris) protégée
  • Gentiane pneumonanthe (Gentiana pneumonanthe) protégée
  • Laîche à fruits tomenteux (Carex lasiocarpa) protégée
  • Lentille d'eau (Lemna trisulca) protégée
  • Jonc aplati (Juncus anceps) protégée
  • Orchis des marais (Orchis palustris) protégée
  • Orchis à fleurs lâches (Orchis laxiflora) protégée
  • Gymnadénie odorante (Gymnadenia odoratissima) protégée
  • Peucédan à feuilles de carvi (Peucedanum carvifolia) protégée
  • Peucédan des marais (Peucedanum palustre) protégée
  • Renoncule scélérate (Ranunculus sceleratus) protégée
  • Scorzonère humble (Scorzonera humilis) protégée
  • Utriculaire commune (Utricularia vulgaris) protégée
 Oiseaux :
  • Busard des roseaux (Circus aeruginosus) protégée
  • Busard Saint-Martin (Circus cyaneus) protégée
  • Faucon hobereau (Falco subbuteo) protégée
  • Vanneau huppé (Vanellus vanellus)
  • Bécasse des bois (Scolopax scolopax)
  • Locustelle tâchetée (Locustella naevia) protégée
  • Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) protégée
  • Pie grièche écorcheur (Lanius collurio) protégée
  • Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) protégée
  • Bécassine des marais (Gallinago gallinago) protégée
  • Bécassine sourde (Lymnocryptes minimus)

 Amphibiens :

  • Crapaud commun (Bufo bufo) protégée
  • Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) protégée
  • Rainette verte (Hyla arborea) protégée
  • Triton crêté (Triturus cristatus) protégée
  • Triton alpestre (Triturus alpestris) protégée
 Libellules :
  • Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) protégée

 Papillons :

  
    
  Surfaces et statuts
  • Surface totale du site : 120 hectares
  • Surface d'intervention : 80 hectares
  • Statuts : ENS* communal, ZNIEFF*

(*ENS : Espace Naturel Sensible ; ZNIEFF : Zone Naturelle d'Intérêt Faunistique et floristique)
    
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